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dimanche 25 octobre 2015

Les Bruits de Nuit

Le deuxième poème pour Jacques Prévert est Les Bruits de la Nuit. Dans Les Bruits de la Nuit, M. Prévert a contemple un sujet sombre. La fille couvre ses oreilles aux péchés dans la nuit mais le narrateur entendre tout.


Les Bruits de la Nuit

Jacques Prévert

Vous dormez sur vos deux oreilles 
Comme on dit 
Moi je me promène et le veille dans la nuit 
Je vois des ombres j'entends des cris 
Drôles de cris 
Vous dormez sur vos deux oreilles 
Comme on dit 

C'est un chien qui hurle à la mort 
C'est un chat qui miaule à l'amour 
Un ivrogne perdu dans un corridor 
Un fou sur son toit qui joue du tambour 
J'entends aussi le rire d'une fille 
Qui pour satisfaire le client 
Simule la joie simule le plaisir 
Et sur le lit se renverse en hurlant 
Vous dormez sur vos deux oreilles 
Comme on dit 

Mais soudain le client prend peur 
Dans la nuit il crie comme chez le dentiste 
Mais c'est beaucoup plus sinistre 
De dessous le lit un homme est sorti 
Et tout doucement s'approche de lui 
Vous dormez sur vos deux oreilles 
Comme on dit 

Et le client tourne de l'œil dans la nuit 
Pauvre homme qu'un autre homme assomme 
Pour une petite question d'argent 
Pour une misérable petite somme 
Peut-être quatre cinq ou six cents francs 
Vous dormez sur vos deux oreilles 
Comme on dit 

Et le client tourne de l'œil dans la nuit 
Demain sa famille prendra de deuil 
C'est tout cuit 
Vous dormez sur vos deux oreilles 
Bonne nuit


Je pense que ce poème est trop pour ma compréhension mais je peux toujours entendre assez. La femme dans son lit escape la nuit, mais la fille de la nuit n'a pas ce luxe. Toute dans la nuit est malveillant et même l'homme qui est parti de cette noire ne peut échapper le danger. M. Prévert écrive tristement, mais sans juger les personnes. Il sait que le monde est dur. Un endroit où les personnes tuent pour « une misérable petite somme » et que la parfois on doit devenir un monstre pour survivre. 

2 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas ce texte de Prévert. La nuit est pleine de sons que la femme qui dort n’entend pas : le chien qui aboie, le chat qui miaule, la femme qui rit, l’homme qui crie… c’est une sorte de tapisserie sonore d’où surgit un drame. Poème inquiétant !

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  2. Je trouve le poème intéressant, comme il y a des lignes longues et après, des lignes de rien que trois mots. Je pense que cela aide de créer le ton, peut-être.

    Merci pour poster ce poème ! Il me donne beaucoup de penser!

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